
La presse du matin s'attache aux faces cachées des choses. Qui se cache derrière le leader tchétchène Ramzan Kadyrov? Et derrière la société de mercenaires Aegis Defense Services dont l'installation à Bâle avait fait jaser? Par ailleurs, la course aux tablettes de lecture ne déchaîne pas la passion en Suisse. Le livre électronique n'a pas (encore) la cote.
La presse romande revient ce matin sur les aveux d'Eric Woerth, qui a reconnu être intervenu pour décorer de la légion d'honneur Patrice de Maistre, le conseiller financier de Liliane Bettencourt. Il y est aussi question de petits meurtres entre amis pour évoquer le dilemme du parti socialiste, qui doit choisir ses candidats au Conseil fédéral. Côté alémanique, les journaux s'intéressent à l'apprentissage de l'allemand dès l'âge de 3 ans à Zurich et à la ville de Lucerne, qui veut interdire l'alcool dans les lieux publics.
La presse alémanique révèle ce matin que Swatch a porté plainte contre l'UBS. Le groupe estime avoir été trompé sur des produits financiers. Candidate à la succession Merz, Karin Keller-Sutter s'exprime également dans les journaux d'outre-Sarine sur l'islam politique, qu'elle juge menaçant. Côté romand, on se demande si les jeunes font l'objet d'une discrimination en matière d'assurance chômage. L'Hebdo consacre aussi une enquête sur la possible féminisation du Conseil fédéral. Enfin, on trouve le portrait d'une joueuse de tennis indienne qui fait l'objet d’une Fatwa.
La presse revient largement ce matin sur la candidature de Jean-François Rime au Conseil fédéral. Mais l’UDC fribourgeois est loin de susciter l’enthousiasme. Les gazettes rendent aussi un hommage unanime au cycliste Laurent Fignon, vaincu par le cancer. Les journaux alémaniques s’intéressent aussi de près à l’intelligence, tandis que Yannick Noah, 50 ans, se rêve en conscience nationale des Français.
Le loup du Valais est mort, mais l'avenir du prédateur interpelle le Parlement. Pas moins de 14 interventions sont prévues au Parlement, indique Le Temps. L'affaire Légeret refait aussi parler d'elle dans le canton de Vaud, relate 24 heures. La presse alémanique révèle aussi les projets du département fédéral de l'environnement, qui prévoit des vignettes pour bannir les voitures plus polluantes de certaines zones.
La qualification du Lausanne-Sport pour l'Europa League jeudi soir en Russie affole les médias romands, qui saluent l'exploit du petit club vaudois. La course au Conseil fédéral fait aussi parler d'elle, avec l'éventuelle candidature de combat de l'UDC Jean-François Rime. La presse se fait aussi l'écho d'un nouveau scandale en vue dans l'armée, une affaire de bizutage à la caserne de Bière.
Les gazettes du jour évoquent la redéfinition des critères du "Swiss made", qui suscitent la polémique dans les rangs de l'industrie alimentaire. A lire également, le portrait d'un Premier ministre hongrois soucieux de réaffirmer les valeurs nationalistes. La presse décrypte aussi l'émission de France 2 "Rendez-vous en terre inconnue".
La politique fédérale est à l'honneur ce matin dans la presse. Le report de l'achat des nouveaux avions de combat met en évidence que l'armée rêvée par le ministre de la Défense Ueli Maurer n'est qu'un mythe. De son côté, Micheline Calmy-Rey défend les bilatérales et ses propos controversés sur le nombre de femmes au Conseil fédéral. Dans un tout autre registre, on parle aussi de vodka et de corne de rhinocéros dans les quotidiens helvétiques.
Les spéculations sur les changements de dicastères au Conseil fédéral n'en finissent pas. Ce matin, le Blick affirme que Doris Leuthard veut garder son Département de l'économie et d'y ajouter toutes les compétences en matière d'éducation. La Tribune de Genève, de son côté, révèle l'existence de colis piégés envoyés à des banquiers privés genevois et à des membres de leurs familles. Le Temps s'intéresse quant à lui à un renvoi de requérants un peu spécial.
Annoncé hier par la presse neuchâteloise, le départ de Frédéric Hainard continue d'alimenter les gazettes du jour. Analyses et commentaires sont unanimes: cette démission est un soulagement et les éditorialistes, y compris ceux d'outre-Sarine, appellent désormais à plus de sérénité dans la République. Une sérénité qui n'est pas non plus celle de l'armée, dont les contours du futur restent à dessiner. C'est pourquoi le Tages-Anzeiger se tourne vers l'Allemagne, dont la Suisse pourrait bien s'inspirer.